Agir !

  • Les Verts, localement, organiseront une série de débats et de confrontations sur les orientations et les projets politiques. Il en sera de même sur des thèmes précis qui ont une signification locales (transports, déchets, énergies renouvelables, emploi, l’eau, la démocratie participative,…).

    Alors si vous, lecteur, sympathisant ou écologiste convaincu êtes intéressés pour y participer, si vous souhaitez qu’un sujet soit abordé, contactez nous, cliquez ici !

Présentation

Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /2008 08:36

Communiqué du PCF, du PS et des Verts sur la réforme constitutionnelle

16 juillet 2008

Malgré la modification d’un nombre important d'articles dans la Constitution, la réforme institutionnelle de Nicolas Sarkozy et du gouvernement ne répond en rien à la crise de la représentation politique.

Elle accentue la présidentialisation de la Vè République en instaurant l’expression du Président de la République au Parlement, alors qu’il n’est pas responsable devant lui et qu’il dispose de pouvoirs considérables, notamment de dissoudre l’Assemblée nationale.

Par contre, aucune disposition ne vient renforcer les pouvoirs du Parlement, ni son pouvoir législatif, ni son pouvoir de contrôle.

Aucune des propositions d’élargissement de la représentation nationale et de respect du pluralisme avancées par l’opposition n’ont été retenues :

- Introduction d’une dose de proportionnelle à l'élection de l'Assemblée Nationale

- Réforme du mode de scrutin pour le Sénat

- Instauration du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales

- Garantie du pluralisme dans la nomination des postes clés du CSA ou au Conseil Supérieur de la Magistrature

Dans ces conditions, nos partis voteront contre le projet de réforme constitutionnelle.

Marie-Georges Buffet, François Hollande et Cécile Duflot.

Par Les Verts 13-Est - Publié dans : débats
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 19:13
Le prix du pétrole flambe, la bourse au plus bas, le pouvoir d’achat en berne, Nicolas Sarkozy président pour six mois de l’Union européenne regarde ailleurs.

Il fait comme si les Polonais après les Irlandais n’avaient pas dit non au Traité modificatif européen, comme si l’Union européenne ne se détricotait pas tous les jours. Il n’a rien à proposer pour sortir de l’ornière.

Face à lui ce n’est pas la déclaration insipide de la vieille gauche qui va répondre aux enjeux de la période et redonner espoir aux citoyens européens.

Les Verts proposent :

Face à la crise alimentaire,  les Verts proposent une remise à plat de la politique agricole commune et le développement d’une agriculture de qualité soucieuse de l’environnement, de la santé et des équilibres territoriaux sur l’ensemble de la planète.

Face aux dérèglements climatiques et à la crise énergétique, les Verts proposent une politique volontariste d’économie d’énergie, de développement des énergies renouvelables, accompagné par un programme de sortie du nucléaire, ainsi qu’une autre politique des transports qui donne la priorité aux alternatives à la route et à l’aérien.

Face à la crise sociale,  les Verts défendent une politique d’harmonisation par le haut des droits sociaux, notamment le salaire minimum, le renforcement des services publics à l’échelle européenne, et l’accès à la santé.

Face à la crise institutionnelle,  les Verts refusent une construction uniquement par le haut. Ils préconisent l’élection d’une Constituante et la ratification par référendum de l’ensemble des citoyens des 27 pays de l’UE en même temps.

Face à la crise financière,  les Verts demandent la taxe Tobin sur la circulation des capitaux, l’interdiction des paradis fiscaux et la modification des priorités de la Banque centrale européenne au bénéfice de la conversion écologique de l’économie.

Les Verts refusent la logique d’une Europe forteresse et condamnent la directive de la honte qui criminalisent les migrants. Ils préconisent au contraire une politique d’accueil et d’intégration et le co-développement avec les pays d’origine.
A cet égard  la construction d’un espace euro-méditerranéen ne saurait se limiter à la création d’une simple zone de libre échange et à la vente de centrales nucléaires.

Une autre Europe est possible : l’Europe écologiste et sociale des citoyens.

Pour plus d’information sur la Présidence européenne, les fiches de Sinople sur le lien:
http://www.lesverts.fr/
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 08:08

Laurent Mauneau

Conseiller municipal à Carnoux

frep@free.fr

 

Jean Yves Petit

Conseiller municipal à Gémenos

06 14 89 96 28

chapetit@club-internet.fr

 

 

 

A toutes et tous les élus de Gauche et Ecolo des communes de l’Est des Bouches du Rhône membres de la CUM MPM

 

Proposition de constituer un réseau des éluEs de Gauche et Ecolo

 

 

Chère, cher collègue,

 

Les élections municipales sont terminées. Les résultats ont renforcés la présence de la gauche et des écologistes dans nombre de communes. C’est le cas au sein de l’Agglo du pays d’Aubagne et de l’Etoile. Quant à la CUM, qui a vu l’élection d’un socialiste à sa présidence, la situation politique risque d’être très fluctuante.

 

Durant les six années à venir, nous allons devoir aborder des dossiers importants en terme de solidarité, de citoyenneté et de travail de proximité entre les communes et la CUM, de service public, d’environnement ou de santé.

Plusieurs sont déjà connus pour les militantEs politiques et associatifs que nous sommes. Le traitement de proximité des déchets et le refus de l’incinérateur de Fos, la fin des contrats de gestion privée de l’eau et de l’assainissement dans plusieurs communes, le maintien des services publics de santé, de l’éducation, le développement des transports, la mise en place d’un plan climat, la solidarité envers les personnes dépendantes (personnes âgées et/ou handicapées), … doivent pris en charge par l’ensemble des communes et par l’intercommunalité.

 

De fait, nous devons travailler et porter des propositions ensemble afin de convaincre nos concitoyens et développer un rapport de force efficace.

 

Enfin, pour les communes, membres de MPM dans lesquelles nous sommes minoritaires, nous devons établir des liens complémentaires entre nous afin d’être une opposition active.

 

Pour cela, nous vous proposons la mise en place d’un réseau des éluEs de Gauche et Ecolo et nous vous invitons à venir en discuter lors d’une rencontre prévue

le lundi 7 juillet à Gémenos à 18h30 – salle municipale en mairie.

 

 

Laurent Mauneau                                                      Jean Yves Petit

 

 

 

Par Les Verts 13-Est - Publié dans : débats
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 12:07

Le président de la République de Bolivie, Evo Morales, irrité par la "directive retour" de l'Union
Européenne qui durcit les conditions faites aux immigrés illégaux, envisage de bloquer les
négociations commerciales entre l'Europe et la Communauté andine, et menace d'imposer des
restrictions de visas aux voyageurs Européens. Il explique sa position dans cette lettre ouverte qu'il a
adressée aux eurodéputés :

«Jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines
de millions d'Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises
financières, aux guerres ou aux totalitarismes et à la persécution des minorités ethniques.
Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour". Ce texte, validé le 5
juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le
18 juin par le Parlement européen. Je percois qu'il durcit de manière drastique les conditions de
détention et d'expulsion des migrants sans papiers, quelle qu'ait été leur temps de séjour dans les
pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur
intégration.
Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans
visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans
nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses
crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe,
avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de
notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au
continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des
migrants européens furent toujours respectés.
Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence
de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des
migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter.
Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans
les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens.
Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre
actifs et inactifs qui rend possible les généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le
marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes
démographiques et financiers de l'UE.
Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent
pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7% du PIB d'aide au
développement. L'Amérique latine a recu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de
ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays.
Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards
de dollars octroyés au nom de l'aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a recu plus de
10% de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos
exportations annuelles de gaz naturel.
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale,
aussi pour nous du Tiers-Monde, bien que nous perdions des millions de personnes qualifiées en
lesquelles, d'une manière ou d'une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources
humaines et financières.
Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous
concevons que chaque État ou groupe d'États puisse définir ses politiques migratoires en toute
souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à
nos compatriotes et à nos frères latinoaméricains.
La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois
avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni
justice ! Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la
Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce : "1.
Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. 2.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays."
Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans
prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons
que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos
compatriotes et frères latinoaméricains sans papier, dont l'immense majorité travaille et s'intègre
depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la
"liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires ?
Parallèlement, l'Union européenne tente de convainre la Communauté Andine des Nations (Bolivie,
Colombie, Équateur, Pérou) de signer un "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un
traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les États-Unis. Nous
subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de
profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos
services publics.
De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de
l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas :
où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent
un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et
des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos
frères qui ont essayé de circuler librement... Cela revient à nier les fondements de la liberté et des
droits démocratiques.
Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans
l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous
réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été
imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avions pas exercé
jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE.
Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés : le
réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la
biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés.
Faire des migrants, qu'ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux,
n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale
dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de
développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le
Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens,
des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la "directive
retour".
Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte. J'appelle aussi l'Union
européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de
l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui
répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays
d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines
toujours ouvertes de l'Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques
d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des
colonies.
Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en
particulier notre solidarité envers tous les "clandestins".»

Evo Morales Ayma
Président de la République de Bolivie

Par Les Verts 13-Est - Publié dans : débats
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 06:45
 Article 12 du Projet de loi de Modernisation de l’Economie :
 

Après la disparition de la taxe carbone (climat énergie) dans la présentation de mercredi de la loi Grenelle qui a signé officiellement l'abandon d'une politique significative de lutte contre l'effet de serre, c'est une  autre sérieuse entaille aux promesses du Grenelle qui se fait jour :  l’article 12 du projet de loi de modernisation de l’économie adopté en première lecture à l’Assemblée nationale est particulièrement grave. Celui-ci menace en effet le financement des transports en commun.
 
 Il vise à faire passer le seuil d’assujettissement au versement transport des entreprises de « plus de neuf salariés » à « dix salariés et plus ». Cette modification apparemment anodine a en réalité une portée d'une grande ampleur. En effet, cela concerne beaucoup d'entreprises, en particulier celles qui ne veulent pas atteindre le seuil des 10 qui est notamment celui de la contribution obligatoire aux fonds de formation. Les ressources des autorités organisatrices de transport public urbain s’en verront ainsi amputées d'une manière non négligeable.

Rappelons qu'en 2006 le versement transport représentait 5,32 milliards d'euros, soit 43% du financement total des transports publics hors emprunt.
 
 Le Grenelle de l’environnement avait marqué la nécessité de développer les transports collectifs et d’en améliorer l'organisation.

Les Verts sont très inquiets de l’impact d’une telle mesure en terme de ressources et de développement des transports collectifs.
 
 Les Verts en appellent à la vigilance de Sénateurs lors de son examen au Sénat et demandent le rejet de cet amendement.

Par Les Verts 13-Est - Publié dans : Environnement
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